[INSOLITE] : l’illustrateur Josh Ln invente les super-Hiéroglyphes (et on en profite pour vous parler sérieusement du style graphique de l’Égypte antique)

Omniprésentes ces dernières années, la pop culture et la culture geek sont en passe de devenir nos nouvelles mythologies. Partant de ce constat, le graphiste et illustrateur américain Josh Ln a imaginé les « super-hiéroglyphes ». L’histoire et la tradition de l’Égypte antique rencontre ici les grandes figures de la pop culture, des Avengers à Zelda en passant par les Tortues Ninja et Star Wars. Un exercice de style qui est aussi réussi que farfelu !

Comme le souligne le blog de l’agence de design graphique Graphéine, ce projet à vocation humoristique pourrait nous interroger sur la construction contemporaine de nos mythes. Il poursuivent « Les Égyptiens avaient Râ, les Grecs avaient Zeus, et aujourd’hui les Américains ont Superman. Cette idée peut sembler un peu « forte de café » pour certains, mais elle est pourtant très populaire dans l’univers geek des fans de comics. Selon ces derniers, les super-héros composeraient leur propre mythologie. La filiation avec les héros antiques est souvent évidente, au point que certains personnages sont des simples recyclages de héros ou de demi-dieux (Thor, hercule…). Les procédés narratifs de ces récits déclinant à l’infini les aventures sans que le héros ne vieillisse n’est pas sans rappeler les récits homériques. »

Ce projet va aussi nous permettre de vous éclairer sur le style graphique des hiéroglyphes et de l’iconographie égyptienne. Savez-vous pourquoi les personnages égyptiens sont représentés de profil ?
La raison est très simple, la représentation de profil n’avait pas pour but de refléter la réalité et la beauté, mais devait afficher le corps dans son ensemble : les visages, bras et jambes étaient dessinés de profil, mais les yeux et le buste restaient dessinés de face. Le but de ce style graphique était d’assurer une « bonne » réincarnation, car les croyances voulaient que si un membre n’était pas clairement visible, le personnage pouvait se retrouver amputé lors de sa réincarnation !

Pour la partie histoire des hiéroglyphes, nous allons citer le blog Graphéine : « L’écriture hiéroglyphique de l’Égypte ancienne est, avec l’écriture cunéiforme, l’une des plus anciennes du monde. Elle était l’écriture utilisée sur les inscriptions ornementales des temples et monuments, généralement gravées dans la pierre, et bien souvent religieuses, d’où ce nom donné par les grecs : « ieros » signifiant sacré et « glyphein » signifiant graver.
Ces signes graphiques d’origine figurative et symbolique prennent modèle sur ce que l’on pouvait trouver aux abords du Nil : animaux, plantes, paysages, pharaons, astres… Résultat on a souvent imaginé les hiéroglyphes comme des rébus. En réalité il serait plus logique de dire que certains rébus fonctionnent comme des hiéroglyphes, mais en attendant les hiéroglyphes ne sont en rien des jeux ou des devinettes, il s’agit bien d’une écriture. Ces images sont soumises à une triple contrainte. Tout d’abord le calibrage, puisque tous les signes sont de la même taille, ensuite ces signes sont regroupés sous formes de cartouches ou de lignes, et enfin il y a un sens de lecture : toutes les images sont orientées vers le début du texte, quelque soit le sens d’écriture.
Dans les autres civilisations, ces caractères figuratifs ou pictographiques se sont généralement stylisés au fil du temps pour devenir des idéogrammes. C’est le cas de l’écriture chinoise. »

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